Nicolas Jourdain, voyageur.

mardi 18 juillet 2006
par Bailly Eric

Nicolas Jourdain, voyageur Nicolas JOURDAIN             Grand -Voyageur au Québec

                                              18éme siècle

On trouve dans le Journal d’un déporté non jugé de Barbé Marbois, déporté en Guyane, paru en 1835, à Paris, le récit suivant :
« En 1784, M. de Lafayette, M. de Caraman, M. Madison et moi fîmes partie d’aller aux Onéidas (peuplade américaine), où plusieurs tribus se réunissaient pour conférer. Nous leur portions des présents et ils vinrent nous recevoir à quelques lieues de distance. Ils remarquèrent des barillets d’eau-de-vie qui leur étaient destinés, et ils s’en saisirent.
Un d’eux qui était devant moi en portait un qui me semblait trop lourd pour lui. Cet homme avait comme ornement des osselets et des anneaux de plomb aux nez et aux oreilles.
Son visage était couvert de bandes de diverses couleurs.
Nous étions tous à cheval. Je dis à mon palefrenier : Tachez de vous faire comprendre de cet homme, pour obtenir qu’il vous remette son petit baril ; votre cheval n’en sera pas trop chargé. L’homme se retourne aussitôt vers moi et me dit en très bon français : Je remets le petit baril à votre domestique ; mais c’est pour vous faire plaisir, car ce fardeau ne pèse rien pour moi. Surpris d’entendre cet homme me parler ainsi, je lui dis :
Cheminons ensemble et apprenez-moi par quelle aventure vous savez si bien le français.
- Je m’appelle Nicolas Jourdain, répliqua-t-il. Je suis né à Longpré les Corps Saints, village situé sur la Somme, entre Amiens et Abbeville. Je passais au Canada il y a trente ans, en qualité de secrétaire de M. Vilmain de Beaupré. Nous eûmes guerre avec les anglais ; les Onéidas étaient leurs amis et je tombais entre leurs mains avec quelques autres français. Ces sauvages se disposèrent bientôt à nous brûler. Nous étions déjà déshabillés : le poteau et le bûcher étaient prêts, quand un interprète vint me dire que la fille du sachem m’avait vu ; qu’elle venait de parler à son père, et que la nation me reconnaîtrait comme un de ses membres, si je voulais la prendre pour femme, parce qu’elle était veuve depuis peu.
Je n’avais point vu ma prétendue, mais il fallait me décider sans retard. Je me hâtai de répondre que ce mariage me ferait le plus grand plaisir du monde, et à l’instant je fus remis en liberté. Jourdain m’apprit beaucoup de choses dont je ne veux pas grossir mon journal. »


Remarque : dans le bulletin des Antiquaires de Picardie Tome 23 de 1909, il est fait référence à Nicolas Jourdain.

Image du Québec (Rivière Jacques Cartier)

 

 


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